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	<title>Seigneurie - Historique des versions</title>
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	<subtitle>Historique des versions pour cette page sur le wiki</subtitle>
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		<title>Adelac : Nouvelle page : SEIGNEURIE, subst. fém. Titre que l&#039;on donnait à différentes sortes de supériorité et de puissance que l&#039;on pouvait avoir, soit sur les personnes d&#039;un lieu, soit sur les hérita...</title>
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		<updated>2009-06-30T14:59:54Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Nouvelle page : SEIGNEURIE, subst. fém. Titre que l&amp;#039;on donnait à différentes sortes de supériorité et de puissance que l&amp;#039;on pouvait avoir, soit sur les personnes d&amp;#039;un lieu, soit sur les hérita...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;Nouvelle page&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;div&gt;SEIGNEURIE, subst. fém. Titre que l&amp;#039;on donnait à différentes sortes de supériorité et de puissance que l&amp;#039;on pouvait avoir, soit sur les personnes d&amp;#039;un lieu, soit sur les héritages de ce lieu. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les Romains ont reconnu la Seigneurie, ou puissance publique, et l&amp;#039;ont exercée sur les personnes et sur les biens. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est vrai que, du temps de la république, les citoyens romains n&amp;#039;étaient pas soumis à cette puissance, elle résidait, au contraire, en eux ; ils possédaient aussi librement leurs héritages d&amp;#039;Italie. Mais les autres personnes et les biens situés ailleurs étaient soumis à la puissance publique, jusqu&amp;#039;à ce que toutes ces différences furent supprimées par les empereurs. Les terres payaient à l&amp;#039;em pereur un tribut appelé censum, lequel cens était la marque de la Seigneurie publique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tel était aussi l&amp;#039;état des Gaules, sous la domination des Romains, lorsque les Francs en firent la conquête. Les vainqueurs se firent seigneurs des personnes et des biens des vaincus, sur lesquels ils s&amp;#039;attribuérent, non seulement la Seigneurie publique, mais encore la Seigneurie privée ou propriété. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ils firent tous les naturels du pays, serfs, tels que ceux qu&amp;#039;on appelait, chez les Romains, censitos, sec adscriptitios, gens de mainmorte ou gens de pote, quasi alienae potestatis ; d&amp;#039;autres, semblables à ceux que les Romains appelaient colonos, seu glebae addictos, gens de suite, ou serfs de suite, lesquels ne pouvaient quitter sans le congé du seigneur. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le peuple vainqueur demeura franc de ces deux espèces de servitudes, et exempt de toute Seigneurie privée. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les terres de la Gaule furent toutes confisquées ; une partie fut retenue pour le domaine du prince ; le surplus fut distribué par provinces et territoires aux principaux chefs et capitaines des Francs, à l&amp;#039;exemple de ce qui avait été pratiqué chez les Romains, lesquels, pour assurer leurs frontières, en donnèrent les terres, par forme de bénéfice ou récompense à leurs capitaines, pour les tenir, seulement pendant qu&amp;#039;ils serviraient l&amp;#039;état. La seule différence fut que les Francs ne donnèrent pas seulement les frontières, ils distribuèrent de même toutes les terres de l&amp;#039;état. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les provinces furent données avec titre de duché, les marches ou frontières, avec le titre de marquisat ; les villes avec leur territoire, sous le titre de comté ; les châteaux et villages, avec quelques territoires à l&amp;#039;entour, sous le titre de baronnie, de châtellenie ou de simple Seigneurie. Mais ceux à qui l&amp;#039;on donna ces terres n&amp;#039;en eurent pas la Seigneurie pleine et entière ; la Seigneurie publique en demeura par devers l&amp;#039;État, ils n&amp;#039;en eurent que l&amp;#039;exercice ; le prince se réserva même la Seigneurie privée de ces terres, dont la propriété lui était réversible, et même, pendant qu&amp;#039;elles étaient possédées par chaque officier ou capitaine, il y conservait toujours une sorte de SEIGNEURIE privée, qui est ce que l&amp;#039;on appelle SEIGNEURIE directe ; ces terres n&amp;#039;étant données qu&amp;#039;à la charge de certains devoirs et de certaines prestations. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Telle fut la première origine des fiefs et Seigneuries, lesquels n&amp;#039;étaient d&amp;#039;abord qu&amp;#039;à temps, et ensuite à vie, et devinrent dans la suite héréditaires. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les capitaines auxquels on avait donné des terres, tant pour eux que pour leurs soldats, leur en distribuèrent différentes portions, aussi à titre de fief, d&amp;#039;où se formèrent les arrière-fiefs. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ils en rendirent aussi quelques portions aux naturels du pays, non pas à titre de fief, mais à la charge d&amp;#039;un cens, tel qu&amp;#039;ils en payaient aux Romains ; de là vint l&amp;#039;origine des censives. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au commencement, les Seigneuries étaient tout à la fois offices et fiefs. Les seigneurs rendaient eux-mêmes la justice en personne ; mais dans la suite, ils commirent ce soin à d&amp;#039;autres personnes, et on leur a enfin défendu de juger eux-mêmes, au moyen de quoi les offices des seigneurs ont été convertis en Seigneuries, auxquelles néanmoins demeura attachée une partie de la puissance publique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les grandes Seigneuries suzeraines relevaient ordinairement nuement de la Seigneurie souveraine ; les médiocres ou moindres, de quelque grande Seigneurie ; et les petites ou simples relevaient aussi communément d&amp;#039;une Seigneurie du second ordre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les fiefs et Seigneuries étaient autrefois tous indivisibles, ce qui n&amp;#039;est demeuré qu&amp;#039;aux souverainetés et aux grandes Seigneuries, telles que les principautés, les duchés et comtés-pairies. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À l&amp;#039;égard des autres Seigneuries, la glèbe pouvait se diviser, mais le titre de dignité et la justice ne se divisaient pas. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Anciennement, toutes les grandes Seigneuries ne tombaient point en quenouille, parce que c&amp;#039;étaient des offices masculins ; mais depuis, les femmes y succédèrent suivant les règles des fiefs, sauf l&amp;#039;exception pour les duchés-pairies non femelles. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les médiocres et petites Seigneuries étaient inconnues dans l&amp;#039;origine des fiefs ; les vicomtes, prévôts, viguiers, châtelains, vidames, n&amp;#039;étaient que des officiers inférieurs, préposés par les ducs et comtes, lesquels, à l&amp;#039;exemple de ceux-ci, se rendirent propriétaires de leurs offices et Seigneuries. Voyez Fief. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
d&amp;#039;après le Dictionnaire encyclopédique de la noblesse de France&lt;br /&gt;
Nicolas Viton de Saint-Allais (1773-1842)  — Paris, 1816&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Adelac</name></author>
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